La friche est un terrain qui n’est pas cultivé, où poussent les fleurs sauvages et les herbes folles. Un lieu où se terre la sauvagine, et sur lequel se complaisent les dernières espèces en liberté. Un sol laissé à l’abandon, qui ne reçoit ni engrais, ni poison. Qui ignore le soc de la charrue.

Autant dire, vous l’aurez aisément deviné, que les créateurs auxquels est consacré ce modeste site ne figurent pas sur le fronton des temples de l’art officiel et labellisé. Il s’agit essentiellement de personnes de modeste condition: artisans, ouvriers, paysans ou marginaux. N’y voyez surtout pas des excentricités dépourvues de sens, ou de simples objets de curiosité. Vous vous tromperiez lourdement! Dans cette société terriblement organisée, où le cauchemar sera bientôt remboursé par la sécurité sociale, ils nous offrent le rêve! Dans un monde désenchanté, ces hommes et ces femmes nous ouvrent les portes du merveilleux. A travers ces œuvres qui conjuguent jubilation et subversion, ils révèlent une inventivité débridée. Voyons-y les manifestations d’une imagination sans borne et délivrée de toute contrainte.




Joe Ryczko.



vendredi 29 juillet 2011

Gaston Chaissac - Jules Mougin, une correspondance.

  Philippe Marchal, l'animateur de la superbe revue Travers, a publié un numéro 58 consacré à la correspondance de ces deux singuliers épistoliers. Comme l'écrit si bien Claude Billon, "ouvriers du refus, à l'écart des chemins courants courus par les modes, se viennent en aide par la connivence, n'ont de comptes à rendre qu'à leur solitude". Ces lettres écrites entre 1948 et 1963 sont augmentées de dessins. Notons les contributions de Michel Ragon, de Jean L'Anselme, des lettres de Camille Chaissac et des photos de Joseph Trechniewski. On peut se procurer la revue en adressant un chèque de 30 euros à Philippe Marchal, 10, rue des jardins, 70220 Fougerolles. Le port est compris.

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